Adèle et Hadrien (le livre des vacances) - Livre 2 / 2007 ~ composition de musique concrète

by Lionel Marchetti

supported by
/
  • Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.

     €5 EUR  or more

     

1.
2.
3.
4.
5.
6.

about

--- 2007 ---

« … comment parvenir, par la forme
au "contenu instant"… »
Charles Olson

-

Adèle et Hadrien (le livre des vacances)
en deux livres et dix cahiers

-

Adèle et Hadrien (le livre des vacances) - LIVRE 2

Musique concrète de Lionel Marchetti
pour une écoute acousmatique d’une durée de 1h05

Pour Adèle, Hadrien et Aurélia

Commande de l’INA-GRM (Paris) réalisée dans ses studios et les studios du compositeur

Composition musicale, conception et réalisation sonore, tournages sonores, en Corse, en Bourgogne, en Provence, dans les Alpes et dans les studios du compositeur et de l’INA/GRM : Lionel Marchetti – 1997/2007

Musique instrumentale additive composée par Olivier Capparos et librement arrangée par Lionel Marchetti


Distribution :

Les enfants (par ordre d’apparition) : Adèle Marchetti, Hadrien Calaudi et Aurélia Calaudi ainsi que : Elisa Bremeersch, Valentine Bremeersch, Anna Prudhomme

Participation vocale et/ou chantée de (par ordre d’apparition) :
Frédéric Bremeersch, Véronique Bettencourt, Roger Marchetti,
Pierre Bettencourt, Monique Apple, Hélène Bettencourt,
Elisabeth Bettencourt, Rocco Calaudi, Véronique Marchetti &
Lionel Marchetti

Autres présences et chants d’enfants (par ordre d’apparition) :
Mathieu Bayol, Laura Bayol, Jordan, Sarah Théodon, Matta Caire, Alphonse Caire

Les musiciens interprètes pour les compositions d’Olivier Capparos :
(Enregistrements Radio France)

Violon : Dan Warburton
Violoncelle : Laurent Hovenherz
Piano : Sophie Agnel
Flutes traversières : Isabelle Hureau
Clarinette : Guillaume Humery
Percussions : Olivier Capparos


Les 4 interludes sont les Variations sur Rondo de lie
compositions de Olivier Capparos
interprétés au violon par Mathieu Werchowski

-----------------------------------------


Adèle et Hadrien (le livre des vacances) - LIVRE 2 - (1h05)


SEPTIÈME CAHIER : LES BRUITS DE LA FORÊT…

1/ Au bout du monde – Une bête – Discussion sous la pluie (9'35'')


HUITIÈME CAHIER : LA CAPTURE & LE RÊVE DU VOYAGE AU MAROC…

2/ Notre chanson de l’été – Attente – Les insectes (7’22’’)
(second rêve d’Adèle)
&
Le voyage : Les yeux clos – Petits cauchemars – Le rêve du voyage au Maroc (13’02’’)


INTERLUDE 3 :

3/ Troisième variation sur Rondo de lie (2’08’’)


NEUVIÈME CAHIER : UNE DÉCOUVERTE FASCINANTE…

4/ Glissades en hiver – La découverte (10'27'')


INTERLUDE 4

5/ Quatrième variation sur Rondo de lie (2’12’’)


DIXIÈME (et dernier) CAHIER : L’ÉTÉ & LES VOIX DU PASSÉ…

6/ Prélude – à la pêche… (11’46’’)
&
Le cimetière – Les voix du passé (8’45’’)

FIN
------------------------

Création publique sur acousmonium : Maison de Radio France, studio Charles Trenet, dans le cadre des concerts Multiphonie 2007 de L’INA-GRM

Création de la version radiophonique sur France-culture (ACR) en 2008

Une première édition double CD de Adèle et Hadrien (le livre des vacances) à été réalisée en 2008 sur le label Optical Sound
dirigée par Pierre Belouin - France et augmentée d’un texte original de Michel Chion

Adèle et Hadrien (le livre des vacances) a obtenu le Qwartz Electronic Music Awards – Prix du public / Qwartz Expérimentation-Recherche en 2009

Remerciements : Alexandra Baudelot, Olivier Capparos, Michel Chion, Gilles Dubrocas, Yôko Higashi, Hanane Kadous, Fatima Kadous, Montez Sardi, Philippe Langlois, Dominique Lechec, Seijiro Murayama, Dominique Répécaud, Rafael Toral, Bertrand Louis, Diego Losa,
Bruno Roche, Christian Zanési, Carlos Zingaro, INA-GRM,
ACR de France Culture, CFMI de Lyon

Mastering numérique 2014 : L.M.
Copyright : Lionel Marchetti/Olivier Capparos/SACEM

Photographie : Lionel Marchetti/2004

-----------------------------------------


À propos de Adèle et Hadrien (le livre des vacances)
par Michel Chion :

« J’aime cette possibilité que donne la musique concrète, et dont Lionel Marchetti s’empare, de recréer le jour par la nuit.

Au cinéma, lorsque les pellicules étaient encore de faible sensibilité, c’est en plein jour que l’on tournait souvent les extérieurs nuit : une plage, un désert, une campagne.
Il suffisait de mettre devant l’objectif un filtre assombrissant et bleuissant, d’attribuer les ombres sur le paysage, s’il y en avait, à la clarté de la Lune, et ça s’appelait le Day for Night. En France, on disait: la nuit américaine.

Je dirai alors que la musique concrète illustre, dans bien des cas, le contraire, c’est-à-dire le night for day.
C’est de la nuit acousmatique, de la non-visibilité des sources consubstantielle à cette musique, que naît le sentiment éclatant d’un peu de jour.

Des extérieurs-jours, il y en a depuis longtemps dans la musique de Lionel Marchetti ; une musique que j’aime parce qu’il y a le cosmos autour, le ciel au-dessus, la vallée parfois au-dessous, des voix en nous - ici des voix d’enfants qui nous semblent les nôtres, un horizon au loin.

Le cosmos est mystérieux, cela veut dire non qu’il nous cache quelque chose, mais qu’il nous parle.
Il parle avec des accords mouvants, comme une draperie-paysage, tout au fond, cependant que des sons-événements surgissent près de nous.
Dialogues, et contrastes, entre le caractère dérivant et ample des tenues lointaines - notes glissant les unes sur les autres, des plaques, des couches - et la tension des premiers plans.
Une petite voix humaine s’unit parfois au cosmos en chantonnant sur la même hauteur.
À la fin, la grille d’un cimetière, quand elle grince, joint ses notes à celles du cosmos.

Souvent, dans la musique de Lionel Marchetti, un son fouette l’air ou tombe comme un plouf, et nous voilà à guetter les ondes qu’il fait, mais rien au-delà de lui, dans les sons, ne bouge.
Rien n’est audible de ces ondes, et dès lors, ces ondes, nous les sentons se former et se déplacer en nous, silencieuses.
Une musique qui laisse au silence de l’espace et du temps pour nous atteindre, par ondes muettes.
Des accès de mélancolie, de chagrin se résorbent; comment le tissu du temps se reconstitue, se retisse autour de moments qui ressemblent à un déchirement du temps.

Où vont tous les mots qui ont été prononcés (s’ils ne sont pas enregistrés, ce qui est possible depuis 1877) ?

Physiquement parlant, ils ne vont nulle part, ils se dissolvent.
En même temps, il nous semble qu’ils continuent d’exister quelque part et tournent, dans une éternité, comme des ronds de fumée.
Le son émis par une voix d’enfant est un ébranlement de l’air minuscule, mais une force de vie.

Adèle et Hadrien met en relation deux de ces petites voix avec l’étendue du cosmos, qui existe par une rumeur à la fois lointaine et présente.
Des phrases arrachées au temps linéaire sont mises en révolution, certaines se répètent, est-ce le personnage qui répète le mot, est-ce le compositeur qui le met en orbite (comme le mot doudou tout au début).
Le mot n’est-il pas le doudou par excellence, l’objet transitionnel absolu ?

Deux enfants parlent, peu importe s’ils se parlent.
Le son de la musique concrète, le son des voix sans l’image nous délivre du psychologisme du cinéma, lequel nous fait chercher dans les images et les visages, le contenu des âmes, le sens des paroles, et les relations entre les personnages.
Ici, les enfants parlent, et autour d’eux les mots qu’ils disent se propagent, ils leurs échappent, les mots rêvent.

Un duo dans un mélodrame concret, cela n’a pas le même sens que dans l’opéra - ici les corps ne sont pas vus, nous ne voyons pas ce que voient ceux qui parlent; se regardent-ils en se parlant ?

Dans la plupart des mélodrames de musique concrète avec personnage, on assiste à une succession de monologues, et ainsi les personnages semblent parler au micro.
Mais ici ils sont deux et ainsi se parlent l’un à l’autre, l’un de l’autre, l’un à côté de l’autre, alors je les imagine de dos ou de profil.
Ou penchés comme on aime voir les enfants sur quelque chose, considérant quelque chose qui les captive.
Quelque chose de mystérieux relie ces deux êtres en devenir, avec leur mystérieux destin d’adulte devant eux, devant elle, devant lui.

Ce mystère aussi, dans cette œuvre : dans le mélodrame concret, quand un personnage se tait, il est toujours là.
On ne peut pas le faire disparaître du champ ; en un sens, d’un bout à l’autre de cette œuvre lumineuse et poétique, nous sommes toujours avec eux, Hadrien et Adèle, Adèle et Hadrien. »
Michel Chion/2008

--------------------------------------------------



Lionel Marchetti is a French composer of concrete music
an improviser (electronics, various analogic systems with modified speakers, REVOX reel-to-reel recorder…)
as well as a visual-sound artist, a writer and a poet

Whether his music is composed or improvised
the body has an important role (Lionel Marchetti danced with the university company Relyanse between 1986 and 1991)

To define his music, one can borrow Kenneth White’s saying :

« Concrete or abstract ?
I like abstraction where a memory of substance remains, concrete refined on the frontiers of emptiness. »
[free translation]


-


NB : for a complete bio & diverses web links
have a look here : Archives radiophoniques…
(below, in my bandcamp discography)

credits

released February 2, 2007

tags

license

all rights reserved

about

Lionel Marchetti Lyon, France

Lionel Marchetti (1967) : compositeur français de musique concrète, acousmatique & improvisateur expérimental avec instruments électroniques divers

...ses compositions musicales sont considérées comme
un véritable cinéma pour l'oreille…

"Concret ou abstrait ? J'aime l'abstrait où subsiste un souvenir de substance, le concret qui s'affine aux frontières du vide." (K.White)
... more

contact / help

Contact Lionel Marchetti

Streaming and
Download help