Kitnabudja Town / 1993 ~ composition de musique concrète

by Lionel Marchetti - alias Roger de la Frayssenet

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    ORIGINAL MASTER : 44khz / 16 bits

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about

--- 1993 ---

« Si la surface des choses
peut offrir plaisir ou dégoût
le dedans des choses
donne la vie
sachant que le poème
qui parle du dedans
donne aussi la vie »
Kenneth White

-

Kitnabudja Town

Musique concrète de Lionel Marchetti (alias Roger de la Frayssenet pour cette composition)
pour une écoute acousmatique d'une durée de 75'36''
sous forme de citation-collage
en
sept mouvements enchaînés -

Production, composition musicale, conception et réalisation sonore, tournages sonores en 1990/1993 dans les studios personnels du compositeur - Studio 111, rue Béchevelin : Lionel Marchetti

Une première édition CD de Kitnabudja Town à été réalisée en 1995 chez Metamkine (France), collection dirigée par Jérôme Nœtinger - MKCDXXX sous le pseudonyme de Roger de la Frayssenet

Une seconde édition CD de Kitnabudja Town à été réalisée en 2008 chez MonotypeRec (Pologne), collection dirigée par Jakub Mikolajczyk - double cd MonotypeRec 100 000 années (en co-édition avec la composition intitulée Des Sphères de Jean-Baptiste Favory)

Remerciements à Jérôme Nœtinger

et à :
Monique Apple, Pierre Henry, Pierre Bettencourt, Die Vögel Europas, Jean-Pierre Bailly, Michel Barré, Christian Calon, Céline Barré, Antonin Artaud, Fred Bremeersch, Nusrat Fateh Ali Khan, Anne-Marie Bastien, François Bayle, Véronique Bettencourt, Radio Moscou,
Philippe Blanchard, Coream, Jean-Marc Bogaert, Jacques Lejeune, Marie-Hélène Bonnot, Denis Smalley, Jean-Baptiste Favory, Cassiber, Jean-Baptiste Brandin, Eliane Radigue, Christophe Broqua, Krackhouse, Etienne Caire, Véronique & Rocco Calaudi, Jean-Christophe Camps, Yizhak Sadai, Benoit Champagnon,
Joseph Dorfman, Denis Chevalier, Karlheinz Stockhausen,
Frédéric Claisse, Chants Mongols, Alessandro Costa, Théâtre Nô, Emile Danna, Bruno Roche, Salam Ruschdie, Alain De Filippis,
Paco de Lucia, France Musique, Jacques Debout, Collectif et Cie, Jean-Marie Delfino, Jean-Marc Duchenne, John Stanley Body,
Isabelle Doudaine, Iannis Xenakis, William Pellier, Orson Welles,
Claire Perrot, Michel Dumont, Pierre-Jean Giloux, Julien Farenc, Dominique Fellmann, Groupe Forêt, Bernard Fontaine, Pierre Boulez, Giuseppe Frigeni, Kenneth White, janick Gilloz, IndiensTarahumaras, Peter Grossmacht, Test Departement, Bruno Guedj, Morton Feldman, Bernhard Günter, Indiens Dagar, Jean-Marc Juin, Nasir Zahirvdhim, Frédérik Kahn, Alejandro Viñao, Alain Le Gall, Daniel Teruggi,
Franck Lilin, Daniel Kientzy, Roger Marchetti, Bernard Cavana,
Marc Milohnic, Michèle Bokanowski, François-Bernard Mâche, Ryotaro Mine, Trevor Whishart, Yannick Miossec,
Jean-Claude Moineau, William Burroughs, Andy Chevailler,
Pierre Schaeffer, Dominique Petitgand, Xavier Garcia, Vincent Podin, Charles de Gaulle, Calore Rieussec, Le Peuple Corse,
Proteus Morganii, Jean-Marie Rivello, Ferdinand Richard,
Cathie Roulle, Fred Frith, Djordje Sokolovski, Francis Dhomont, Bernard Tellier, Kurt Schwitters, Jean-Luc Videux, Patrick Dubost,
I Muvrini, Monsieur Wagner, La Muse En Cicuit, Alfred Spirli,
Ralf Wehowsky, Monsieur Sciesla, Hélène Bettencourt, France Culture, Canti Murori Corsica, Frank Royon Le Mée, Thierry Vavasseur,
Alberto Sorbelli, Thomasi, Ella Fitzgerald, Nicolas Collins,
Hervé Bocquin, Richard Scott, Arthur Rimbaud,
Musique Populaire Turque, Pierre Jacob, Zarkov Test, Big Dick, Bernard Donzel-Gargand, Prince and The Revolution, Christian Zanési, Kraftwerk, James Brown, Christian Marclay, Jim O'Rourke,
François Gil, Louis Amstrong, The Residents, Zeus, Fredéric Malenfer, Mauricio Kagel, Christophe Migone, Lisa Vinebohm,
Geneviève Heistek, Kristoff K. Roll, Josephine Leask, John Cage,
Bob Marley, Jean-François Minjard, György Ligeti, Gong Gédé,
Kiki Le Travesti, Bernard Fort, Ilhan Momaroglu, Chine traditionelle, Arabo Andalou, CFMI de Lyon, Lothar Voigtlaender, Adolf Woelfi,
Gallio Ostrowski Zimmerlin, Oum Kalsoum, Denis Dufour,
Paul-Emile Victor, Michel Chion, Jacques Maçon, Malum de Meknes, Ivo Malec, Eric Hervé, Revue et Corrigée, Le 102,
Tribu Pilala Langa de la forêt d'Amazonie, Einsturzende Neubauten, Lashrim Shankar, Subramaniam, et plus "N" Inconnu(e)s...

ORIGINAL MASTER (stéréo) 2014 - 44khz/16bits

Copyright : Lionel Marchetti/SACEM
Photographie : Lionel Marchetti - Tokyo, 2011

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À propos de Kitnabudja Town / Interview de Lionel Marchetti
réalisée par Emmanuel Holterbach
pour
Revue & Corrigée - 1997 :

« Revue et Corrigée :
Le disque Roger de la Frayssenet "Kitnabudja town" est ton second disque, après "Mue (la demeure brillante)". Peux-tu nous parler de cette pièce ? Pourquoi un pseudonyme ; et qu'as tu cherché dans le piratage ? L'hommage ? La dérision ?

Lionel Marchetti :
La composition de cette pièce musicale, que j'aime aussi nommer essai musical, s'est étalée sur presque trois années et a débutée vers 1991. Je composais à l'époque dans le studio du CFMI de Lyon, ainsi qu'au GMVL. Ayant depuis le début toujours travaillé sur plusieurs musiques à la fois et souvent dans des directions opposées, j'avais alors emprunté un magnétophone Revox pour l'installer chez moi et envisager un mini-atelier des sons à la maison.

Il y avait pour moi à la fois cette volonté d'un accès à la composition au jour le jour: une bande magnétique était en effet toujours en place pour une intervention rapide et directe (je pratique d'ailleurs toujours ainsi) ; et tout aussi bien une réaction affirmée contre l'important matériel qui existe dans les studios subventionnés et qui, finalement, peux générer dans la pratique une horrible et inintéressante dépendance.

Peut-être était-ce alors une manière de bien être sur qu'une musique concrète n'est finalement pas tant accrochée que ça à la technologie (en terme de quantité car un magnétophone reste 100 pour cent technologique), malgré ce que pensent et veulent bien faire croire certains.
Kitnabudja town à été réalisé sur un seul magnétophone, avec comme additifs pour la source des sons mon magnéto k7 portable, son microphone et ma chaîne hi-fi habituelle.

C'est aussi à cette même période que j'ai commencé à trifouiller une vielle radio à lampe des années 50 que j'avais ramené de chez mes parent.
Celle-ci, de marque Radiola, toute de bois veinée et magiquement implantée en son centre d'une lampe à incandescence marche toujours très bien ; je l'avais récupérée lorsque j'avais 12 ou 13 ans ; elle était restée inactive dans ma chambre d'adolescent et la voici maintenant devenant source de toute cette dérive musicale.

De longues nuit sont ainsi passées dans ma mansarde (j'habitais à ce moment là dans un petit grenier de 18 mètres carrés ; j'y suis resté 5 ans en squattant plus ou moins) où l'on pouvait entendre se déployer, souvent jusqu'à assez tard, mes captations radiophoniques (sur ondes courtes) de tous les pays du monde et qui se mélangeaient avec la diffusion en parallèle (sur ma chaîne hi-fi cette fois-ci) d'autres sons ou musiques glanées dans ma propre réserve de K7 et de disques…
Le tout associé à quelques cris et vociférations animales.
Tout se mélange finissait dans mon magnétophone, allait s'inscrire sur la bande magnétique et devenait matière propice aux manipulations : montages, superpositions en couches en éloignant avec un crayon la bande de la tête d'effacement ou d'enregistrement, incrustations et rayures.

Mon paysage sonore imaginaire s'étendait ainsi tout à la fois entre les sons du dehors, de la cité humaine avec son ambiance catastrophique, industrieuse, et cette réserve personnelle de musiques soigneusement rangées dans leurs étuis k7, qui n'attendaient qu'un geste de ma part pour se défaire de leur prison de plastique.

Tout ça pour dire qu'il n'était pas vraiment question de piratage mais plutôt d'une histoire d'amour nocturne, d'une manière de jouer en toute liberté avec cette provenance multiple des sons.

L'idée d'un pseudonyme est assez ancienne chez moi et s'est imposée toute seule pour ce travail, non pas pour me cacher d'une pratique interdite (qu'est-ce qui est interdit en art ?) mais plutôt en jouant de cette idée de multiplier mes styles de composition - en admettant qu'il y en ait plusieurs.

Il existe ainsi une autre pièce de Roger de la Frayssenet mais associée à une vidéo ; ainsi qu'un autre pseudonyme : Knud Un nom de serpent et sa composition : Le cercle des entrailles qui a été composée à la suite…

D'autres travaux comme mes Carnets d'Écosse (les grands nuages) ont également été réalisés avec cette technique sur un seul magnétophone.

Pour revenir au pseudonyme, j'aime cette idée qu'il soit possible d'associer à une musique un étrange visage.
Très passionné par la peinture dès mon adolescence, je possédais au dessus de mon lit le portrait d'une dizaine de peintres et leurs peintures, comme celles de Picasso (qui a représenté beaucoup pour moi), Bazaine, De Chirico, Giacometti, De Stael, Mondrian, Gaugin… et ce fameux Roger de La Fressennaye (cette fois-ci avec la véritable orthographe).
Dans son portraiti, j'avais toujours été frappé par ce côté noble et de grande famille traditionnelle, la tête haute et les cheveux tirés ; un foulard de soie au cou, assis avec grande tenue dans un fauteuil épais devant une immense cheminée flambante, un chien de race allongé à ses pieds.
Il était un peu comme une hernie dans cette série de portraits.
Le comble était surtout qu'il peignait des tableaux cubiste (assez médiocres je dois dire), mais ce contraste d'attitude me frappais.
C'est en tout cas mon souvenir.
Roger est aussi mon deuxième prénom et le prénom de mon père.

Avec un ami, William Pellier, nous avons fait une création radiophonique pour France-Culture en 1993 (l'émission Tentative Première) où notre soi-disant compositeur était en direct de son château en Écosse et manipulait les sons du monde avec son satellite de fabrication amateur. Ce satellite : Saloté 3 (une très belle machine et dont on peut voir une partie sur la pochette du disque) s'est finalement écrasé dans la Mer du nord ; mais non sans délivrer auparavant une bonne partie de ses messages captés et que l'on retrouve dans Kitnabudja town.
Dans cette émission, il était aussi possible d'y entendre Roger lui même qui, tentant de redresser le cap de son satellite en perdition, s'arrosait abondamment de Whiskey.

RetC :
Dans les années 50/60 les situationnistes jouaient à se perdre dans les villes, à pieds, afin de bien ressentir les différentes particularités, les climats. Ils nommaient cela la dérive, et dressaient des cartes "psychogéographiques". Kitnabudja town me semblait fonctionner sur ce principe, une dérive psycho-acoustico-esthético-géographique si l'on peut dire, ou plutôt le déambulation au travers d'un ville imaginaire, sonore seulement, avec ses quartiers littéraires, ses quartiers dansants, ses quartiers orientaux, ses no man's lands. Il y a des quartiers très actifs, d'autres très plaisants, d'autres inquiétants, certains terriblement ennuyeux… ce qui apparaît dans la musique et me semble complètement cohérent. Comment l'as tu envisagé de ton côté ? Et comment l'as tu composée ?

L.M.:
Pour moi cette pièce est totalement celle de la ville.
La cité humaine.
J'avais cette image, lorsque je composais, d'une sorte de chape électronique et invisible tout autour de la planète, un tissu croisé rendu audible par les captations radiophoniques ; embrouillement toujours dans l'attente d'un dévoilement et qui prenaient son plus grand essor dans les lieux industriels et citadins.
Il s'agissait alors pour moi de se déplacer là-dedans, de m'y enfoncer mais surtout de m'en dépêtrer…

L'idée de Kitnabudja town est celle d'un espace obstrué, de l'enfer d'une ville sclérosante, étouffante et dont il faut sortir pour aller respirer ailleurs :
d'où la présence d'Antonin Artaud pour la dénonciation de l'immonde et de Kenneth White pour la respiration et l'ouverture sur le Monde.

Mais bien sur - et tout en même temps - il y a ce plaisir de vivre là ou l'on est ; cette manière que chacun a de se construire avec son propre milieu et sans ignorer qu'il est impossible de le renier totalement (sinon tout ça remontera un jour…) ; ainsi peut-être vaut-il mieux essayer de se changer soi même et de se travailler dans une autre perspective que celle du conflit, qui ne génère que le conflit.

Si à l'écoute de la pièce se déploie finalement un imaginaire positif de la ville, c'est tant mieux et d'ailleurs, avec le temps je trouve que ce côté prends le dessus, et même avec pas mal d'humour.
Lorsque la pièce a été composée, surtout la première année, il y avait vraiment pour moi une volonté de contestation, de casser un certain contrat obligé et que je ne voulais pas prendre.

Pour revenir à cette idée de dérive, je crois que cela a effectivement été par moi ressentit comme tel. Il y a vraiment une magie à ouvrir un potentiomètre et tout à coup d'entendre des voix et musiques Russes, Indiennes, Arabes, Chinoise, Germaniques, Africaines et autres… d'autant plus que la réception des vielles radios est tout autant dérivante, glissante. L'expérience de travailler avec une majorité de sons issus de cette radio (surtout au début) a été déclenchée par une fascination pour ce type d'écoute ; le reste est venu ensuite.

Gaston Bachelard a écrit des textes intéressants sur l'intimité de la radio dans Le droit de rêver, rêverie et radio.
Je cite :
"Il faut (…) que la radio trouve le moyen de faire communier les inconscients."
Et aussi:
"L'absence d'un visage qui parle n'est pas un infériorité ; c'est une supériorité ; c'est précisément l'axe de l'intimité, la perspective de l'intimité qui va s'ouvrir."
C'est un livre que j'avais en main à cette époque.

De la même manière m'avait frappé un texte de Yves Bonnefoy dans L'Arrière-pays; je cite à nouveau :
"Une nuit (il y a longtemps, j'allais encore au lycée) je tournais l'aiguille des ondes courtes. Des voix remplaçaient d'autres voix, s'enflant un peu, se perdant dans le flux et reflux du fading, et j'avais l'impression, je me souviens, que c'était aussi le ciel étoilé, le ciel vide. Il y a un dire parmi les hommes, une parole sans fin, mais n'est-ce pas une matière aussi vaine et répétitive que l'écume, le sable ou tous ces astres vacants? (…) Pensant ainsi, je continuais à tourner l'aiguille. Et à un moment je sentis que je venais de dépasser quelque chose qui, bien que mal perçu, déjà éveillait ma fièvre et me forçait à revenir en arrière. Je rétablis ce que je venais de franchir dans sa primauté précaire, - qu'était-ce donc? Un chant, mais aussi les tambourins et les fifres d'une société primitive. Et maintenant des voix d'hommes, très rauques, puis celle d'un enfant, intensément sérieuse, cependant que le chœur se tait, et l'ensemble à nouveau, rythmes heurtés, ébranlements, grondements. Autour de quoi une impression, subjective ou non, je ne sais, mais extraordinaire, d'espace. Et je comprends."

La dérive à aussi été celle de la durée.
"Kitnabudja town" est une pièce longue, de 1h15mn. C'était pour moi la première fois que je travaillais plus de 45 minutes de musique d'affilée, et c'est bel et bien le projet poétique lui même qui m'a mené jusque là ; qui à fait que la petite ville de province du début (celle de la première émission radio avec William Pellier) se soit transformée en une sorte de mégapole tentaculaire. Tout cela allant bien sur dans le sens de la sursaturation, de la sur-information.
Un tel rapport au temps m'a obligé à envisager des attitudes nouvelles, et notamment tout un travail sur l'idée d'aires de repos, d'anecdotes plus ou moins souriantes.
Il était pour moi hors de question de faire du silence - il n'y a pas de silence en ville, il y a toujours une soufflerie qui traîne - et je voulais entrer dans l'épreuve d'une grande bouffée, en une seule fois, en un seul geste […/…]»
À propos de Kitnabudja Town / Interview de Lionel Marchetti
réalisée par Manu Holterbach - 1997

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Lionel Marchetti is a French composer of concrete music
an improviser (electronics, various analogic systems with modified speakers, REVOX reel-to-reel recorder…)
as well as a visual-sound artist, a writer and a poet

Whether his music is composed or improvised
the body has an important role (Lionel Marchetti danced with the university company Relyanse between 1986 and 1991)

To define his music, one can borrow Kenneth White’s saying :

« Concrete or abstract ?
I like abstraction where a memory of substance remains, concrete refined on the frontiers of emptiness. »
[free translation]


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NB : for a complete bio & diverses web links
have a look here : Archives radiophoniques…
(below, in my bandcamp discography)

credits

released March 3, 1993

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all rights reserved

about

Lionel Marchetti France

Lionel Marchetti (1967) : compositeur français de musique concrète, acousmatique & improvisateur expérimental avec instruments électroniques divers

...ses compositions musicales sont considérées comme
un véritable cinéma pour l'oreille…

"Concret ou abstrait ? J'aime l'abstrait où subsiste un souvenir de substance, le concret qui s'affine aux frontières du vide." (K.White)
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