Pétrole / 2009 ~ composition de musique concrète

by Lionel Marchetti & Yôko Higashi

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about

--- 2009 ---

« Ni vérité ni mensonge — un autre langage. » 
Jean-Marie Pontévia

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Pétrole

Une musique concrète de Lionel Marchetti & Yôko Higashi
pour une écoute acousmatique d'une durée de 35'16''

Production, conception, composition, réalisation, tournages sonores dans les studios des compositeurs (instrumentarium) en 2007/2009 : Lionel Marchetti & Yôko Higashi


Présences musicales diverses :

Guitare électrique : Dominique Répécaud
Le siffleur : Bertrand Sinapi
L'homme B, Le conducteur de la Harley Davidson : Lionel Marchetti
La femme A, voix, Biwa : Yôko Higashi
Trompette : Axel Dörner
Machine électrique 1920 : Thierry Madiot
Citroën CX 2000 : Yûko Higashi
Horloges et gramophone (l'Horloger de Saint-Paul) : Philippe Carry
Chauffeur de bus (au japon) : Koichi Higashi


Pétrole contient quelques extraits de The conet Project (Irdial-Discs, 1997 – utilisé avec permission) et un extrait de Chiisan kaeru no uta de HamaYôko, 2007 – utilisé avec permission)

Remerciements : Allon, Kaye, Michel Chion, Jérôme Noetinger, Akin Fernandez, Daido Moriyama, Hisato Motoo et Jaccques Belœil

Une première édition CD de Pétrole à été réalisée en 2009 chez entr'acte, label dirigé par Allon Kaye – CD (E70)

entracte.co.uk/home

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Copyright : Lionel Marchetti & Yôko Higashi / SACEM

Photographie : Daido Moriyama - Shinjuku, 2004
(utilisée avec permission)


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À propos de Pétrole, par Lamuya-zim :

« Sur scène : au premier plan, la "femme A", japonaise, et l'"homme B", français. Leurs voix, leurs synthétiseurs et autres dispositifs électroniques. À l'arrière-plan : des guitares électriques, une Harley Davidson, un fouet, une trompette, une voiture (modèle Citroën CX 2000), une pendule, un gramophone, un bus… […/…] Onze musiciens et/ou contributeurs en tout pour une composition de 35 minutes, et qui serait parfaitement décrite par le nom d'une série de disques à laquelle a participé Lionel Marchetti : Cinéma pour l'oreille.

Écouter ce disque, c'est comme entendre plusieurs éléments d'une histoire en mouvement, sans jamais voir tout ce qui se passe, et reconstruire soi-même la trame… et les compositeurs ont dû prendre un malin plaisir à brouiller les pistes, pour rendre impossible toute interprétation facile, sans jamais rendre leur théâtre musical incompréhensible.

[…/…]

Les paysages de Pétrole sont résolument urbains — le disque est d'ailleurs illustré par une photographie de Daido Moriyama appartenant à la série Shinjuku —, mais les voix récurrentes des personnages (qui vont à l'encontre d'une interprétation chronologique aisée) ainsi que les sons électroniques plus abstraits introduisent un élément de surréalisme dans l'histoire. La musique est souvent atmosphérique, prenante et intrigante, et laisse de nombreux espaces que l'auditeur a tout loisir de remplir…

[…/…]

Moteur(s) : ça joue ! »
Lamuya-zim

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À propos de Pétrole, par Pco - (médiathèque de Liège) :

« Si "Equus (grand véhicule)" nous promenait à travers le temps et dans des lieux incompatibles sauf en imagination, "Pétrole" semble se dérouler en un seul lieu géographique.
Une ville portuaire ?
Et dans cette ville la destinée d’une femme en danger.
Une même scène pour une seule histoire, une sorte de drame haletant, une course poursuite aux rebondissements incroyables et se transformant sans cesse d’un point de vue musical.

Il faut comprendre que nous ne sommes pas dans un disque de field recording, mais bien plus au centre d’une scène où les sons, la musique et les personnages forment ensemble le fil d’une action captivante. Assis comme au ciné face à l’écran, mais ici ce sont les hauts parleurs qui constituent l’écran.
On a l’impression de vivre quelques chapitres essentiels d’un véritable roman noir où la vie ne tient plus qu’à un fil. Un ciel d’orage recouvre la nuit, une femme fuit quelque chose d’abominable, autour d’elle convergent des sons et des phénomènes menaçants. Elle raconte, parfois nous plongeons dans son passé.
La musique n’est pas répétitive, qu’elle claque ou soit lascive, elle est une danse permanente.
Des grands hangars métalliques résonnent, le vent rôde, hurle en charriant des fragments de cette scène dramatique moderne. Elle reprend son souffle, mais le danger crépite de partout, le silence est oppressant. Dans le balancement musical qui s’insinue, le répit n’est que provisoire, des messages codés filtrent, incompréhensibles. Les protagonistes ne se lâchent pas d’une semelle.

Un thème à l’orgue Hammond plane comme un souvenir de " Twin Peaks " à la charnière des tableaux qui composent cette histoire insoluble.
Lionel Marchetti et sa comparse Yöko Higashi ont mit les bouchées doubles et toute la pression nécessaire sur les machines qui leur permettent de composer ce cinéma pour l’oreille.
Il ne s’agit pas de bruits désincarnés, mais au contraire d’une musique totale où les corps en mouvements sont très présents.
Si les six tableaux de " Pétrole " se meuvent dans la ville concrète, ils se fondent en permanence en performance artistique où il n’est plus question que de musique et d’un ballet des corps pris dans une sale histoire.

À plusieurs moments Yoko Higashi semble mettre en scène une danse Butoh aussi expressive et imprévisible que la musique où se mêlent instruments, archives de films et sonorités concrètes.
Cette artiste Japonaise est inclassable, musicienne, vocaliste, chorégraphe elle s’implique ici sous toutes les formes.
Musicalement cette œuvre linéaire, à la fois dentelle et démesure, introduit plusieurs acteurs, tels Dominique Repecaud et ses guitares électriques, le trompettiste de jazz Axel Dörner et d’autres qui manipulent une Harley Davidson, un Citroën Cx, une horloge ou des vieux gramophones.
" Pétrole "contient aussi des extraits de " The Conet Project " (X 179R) un coffret de 4 cd rassemblant 20 années de transmissions de messages en ondes courtes échangés par tous les services secrets du monde.

Lionel Marchetti, résolument axé sur le Japon utilise aussi des éléments du projet solo de Yôko Higashi, HamaYôko (XH097D) et illustre cet album " Pétrole " plus noir que bleu, d’une sombre photo du quartier Shinjuku, arrondissement très animé de Tokyo.
Peut-être la scène principale de cet enregistrement ?
Mais le mystère est sauf, toutes les interprétations sont possibles.
Ne faut-il pas juste se laisser emporter par la musicalité impressionnante qui déclenche chez Yôko Higashi une danse inouïe que l’on visionne à travers les haut-parleurs ? » Pco - (médiathèque de Liège)

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Yôko Higashi - hamaYoko (1974, Yokohama, Japan)
is a performer, vocalist, butoh dancer and choreographer
based in Lyon, France.
Her work has been widely played on French
national radio, diffused at the GRM (Présences électro-
nique, 2012), and commended at Metamorphose in
Brussels in 2008…
www.entracte.co.uk/hamayoko/


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Lionel Marchetti is a French composer of concrete music
an improviser (electronics, various analogic systems with modified speakers, REVOX reel-to-reel recorder…)
as well as a visual-sound artist, a writer and a poet

Whether his music is composed or improvised
the body has an important role (Lionel Marchetti danced with the university company Relyanse between 1986 and 1991)

To define his music, one can borrow Kenneth White’s saying :

« Concrete or abstract ?
I like abstraction where a memory of substance remains, concrete refined on the frontiers of emptiness. »
[free translation]

credits

released September 9, 2009

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about

Lionel Marchetti France

Lionel Marchetti (1967) : compositeur français de musique concrète, acousmatique & improvisateur expérimental avec instruments électroniques divers

...ses compositions musicales sont considérées comme
un véritable cinéma pour l'oreille…

"Concret ou abstrait ? J'aime l'abstrait où subsiste un souvenir de substance, le concret qui s'affine aux frontières du vide." (K.White)
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