À rebours / 1990 ~ composition de musique concrète

by Lionel Marchetti

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    ORIGINAL MASTER : 44khz / 16 bits

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about

--- 1990 ---

« J'aimerais dire aux hommes de ce monde
pour être à l'aise on a pas besoin de beaucoup. »
Ryokan

-

À rebours

Musique concrète de Lionel Marchetti
pour une écoute acousmatique d’une durée de 8’21’’

À Nicole Choffée

Production, composition musicale, conception et réalisation sonore, tournages sonores, avec l’instrumentarium du CFMI de Lyon : Lionel Marchetti – 1990 au studio du CFMI de Lyon (Université Lumière Lyon2)

Création publique : Grand Amphithéâtre de l’Université Lumière Lyon 2 en 1990, sur une chorégraphie de Relyanse : À rebours…

Remerciements à Patrice Charavel, Anne Décoret, Fred Griot, Pierre Jacob, Bruno Roche, Pierre-Jean Giloux, Patrice et Christophe Jacques

Une première édition CD de À rebours à été réalisée en 2003 dans 33 RPM/Ten Hours of Sounds from France chez 23Five Incorporated & the San Francisco Museum of Modern Art, compilation dirigée par Laurent Dailleau – USA
www.23five.org ORIGINAL MASTER (stéréo) 2013 - 44khz/16bits

Copyright : Lionel Marchetti/SACEM

Photographie : Bruno Roche - 1990

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À propos de À rebours :

« Cette composition est essentiellement basée sur un court échantillon de deux secondes pris à un accordéon (augmenté d’une particule de violoncelle) dans une musique d’Astor Piazzolla dont je ne possède plus, hélas, les références.
Le tout associé, comme un filet d’ombres flottantes, à une nuée de glissendi via mon synthétiseur analogique Teisco 100F, un DX7 Yamaha et quelques autres traitements sonores électroacoustiques.

Écrite pour la danse (entre 1987 et 1991 j’ai dansé avec la compagnie universitaire de danse-théâtre Reylanse dirigée par Nicole Choffée, à l’Université Lumière Lyon 2) cette musique a été finalisée en étroite collaboration avec la chorégraphe : en effet, c’est en studio que nous en avions fixé la durée et la ligne de force générale.
En suivant, de mes yeux, la danseuse tout au long de la chorégraphie (qui s’est également coulée dans la musique à cet instant là), j’ai cherché, dans un mixage préparé à l’avance, à appuyer l’idée d’une ligne une, en évitant toute articulation trop frontale, afin de ne pas casser le flux nécessaire à la chorégraphie originale.

Étant moi-même, à cette époque, un des danseurs et connaissant donc déjà la chorégraphie - nous avions travaillé au préalable sans musique - j’ai compris à ce moment là qu’une musique associée au visuel, qui plus est dansé, ne pouvait en aucun cas fonctionner en usant uniquement des astuces sonores d’une discipline acousmatique où l’on écoute sans voir.

Ici, l’importance du visuel m’a amené à épurer mon propos, dans ce sens où il ne s’agissait pas, comme dans une musique concrète, lorsque seul le sonore est donc en présence, de travailler à un théâtre de sons plein, avec ses perspectives et ses espaces internes, ses personnages et ses décors sonores, son jeu des ellipses temporelles, les différents effets calculés pour la mémoire de l’auditeur, les réminiscences, l’idée de promesse… toutes ces figures de style propre à une discipline artistique où les yeux, le plus souvent, lors de l’écoute, restent clos, et dont la cécité obligée ouvre sur un imaginaire sans cesse grandissant et foisonnant.

Dans À rebours, bien que la facture soit au final électroacoustique, le propos est donc plus musical au sens habituel : la mélodie est considérée en tant que telle, le temps envisagé est celui d’un instrumentiste hors champ accordé, dans sa respiration, au temps du souffle des danseurs tout comme de l’écoutant.

Le titre À rebours était celui du spectacle entier (1h30) sur lequel nous travaillons alors et dont j’avais écrit une partie de la musique. Les autres compositions sur lesquelles nous dansions étaient de Astor Piazzolla et de Einstürzende Neubauten.
Cette composition aura certainement été, également, un premier pas en direction de mon travail scénique live, en tant qu’improvisateur musicien, même si le style envisagé aura pris quelques bifurcations depuis lors. »Lionel Marchetti/2011


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Lionel Marchetti is a French composer of concrete music
an improviser (electronics, various analogic systems with modified speakers, REVOX reel-to-reel recorder…)
as well as a visual-sound artist, a writer and a poet

Whether his music is composed or improvised
the body has an important role (Lionel Marchetti danced with the university company Relyanse between 1986 and 1991)

To define his music, one can borrow Kenneth White’s saying :

« Concrete or abstract ?
I like abstraction where a memory of substance remains, concrete refined on the frontiers of emptiness. »
[free translation]


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NB : for a complete bio & diverses web links
have a look here : Archives radiophoniques…
(below, in my bandcamp discography)

credits

released February 2, 1990

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about

Lionel Marchetti Lyon, France

Lionel Marchetti (1967) : compositeur français de musique concrète, acousmatique & improvisateur expérimental avec instruments électroniques divers

...ses compositions musicales sont considérées comme
un véritable cinéma pour l'oreille…

"Concret ou abstrait ? J'aime l'abstrait où subsiste un souvenir de substance, le concret qui s'affine aux frontières du vide." (K.White)
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